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L’argent, c’est bien ! Mais ce n’est pas tout

A partir de 2018, les personnes ayant suivi des cours préparatoires aux examens fédéraux bénéficieront d’un soutien financier (jusqu’à 50%) uniforme dans toute la Suisse. Elles pourront demander directement à la Confédération des subventions pour les frais de cours qu’elles ont payés (financement axé sur la personne). Il s’agit ainsi d’augmenter le soutien public pour les formations fédérales.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle. Toutefois, l’argent ne doit être l’élément déclencheur dans le choix de se lancer ou non dans un perfectionnement supérieur. La motivation doit être tout autre. En effet, la volonté de faire progresser ses connaissances et compétences professionnelles ainsi que faire évoluer sa personnalité pour atteindre d’autres aspirations spécifiques doivent être les premiers motifs à se lancer dans ce type de processus de progression. Viennent ensuite la vision d’un plan de carrière, tant sur l’obtention de responsabilités accrues au sein de l’entreprise que de l’évolution hiérarchique, à discuter préalablement avec son employeur, ainsi que de maintenir à tout prix, dans un monde en perpétuel changement, son employabilité dans un marché du travail de plus en plus concurrentiel. L’envie, ensuite, de transmettre à d’autres, aux plus jeunes, la matière et l’expérience acquises afin de perpétuer un savoir-faire exemplaire, quel que soit le métier ou la profession concernée, est également une incitation non négligeable.

Cependant, l’argent proposé en soutien de la formation supérieure par la Confédération aura le grand mérite d’enlever un grand « frein » d’ordre pécuniaire et devrait permettre ainsi, même aux candidats ne bénéficiant pas d’une aide patronale, à toutes les volontés d’atteindre les objectifs fixés.